Actualités

  • Convocation et garde à vue — Connaître et exercer vos droits

    Convocation et garde à vue — Connaître et exercer vos droits

    Face à une convocation au commissariat ou à une placement en garde à vue, l’inconnu suscite souvent une vive inquiétude.

    Pourtant, la loi encadre strictement ces procédures et vous garantit des droits fondamentaux destinés à préserver votre défense dès les premières minutes.

    Le cabinet GUÉRIN-BONFILS AVOCATS vous accompagne aussi dans ces moments (Salon-de-Provence, Aix-en-Provence).

    Convocation au commissariat : Audition libre ou garde à vue ?

    Si vous recevez une convocation pour être entendu par les services de police ou de gendarmerie, deux situations peuvent se présenter :

    • L’audition libre : Vous êtes entendu comme suspect ou témoin sans être maintenu sous la contrainte. Vous avez le droit de quitter les locaux à tout moment, de connaître la qualification de l’infraction soupçonnée et d’être assisté par un avocat si l’infraction retenue est punie d’une peine de prison.
    • La garde à vue : Cette mesure privative de liberté est décidée par un officier de police judiciaire lorsqu’il existe des raisons plausibles de soupçonner que vous avez commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d’une peine d’emprisonnement. La présence d’un avocat à vos côtés est très importante.

    Les droits essentiels à retenir immédiatement

    Dès le début de la mesure de garde à vue, vos droits doivent vous être notifiés dans une langue que vous comprenez :

    1. Le droit de garder le silence : Vous pouvez choisir de faire des déclarations, de répondre aux questions ou de vous taire lors des auditions.
    2. Le droit à un examen médical : Un médecin peut évaluer votre état de santé et juger de la compatibilité de votre état avec la mesure de garde à vue.
    3. Le droit de faire prévenir un proche ou votre employeur : Vous pouvez informer une personne de votre entourage de la mesure dont vous faites l’objet.
    4. Le droit d’être assisté par un avocat : Dès la première heure, vous avez le droit de vous entretenir confidentiellement avec un avocat (pendant 30 minutes) et d’exiger sa présence lors de toutes vos auditions et confrontations.

    Pourquoi l’intervention d’un avocat est-elle cruciale ?

    La garde à vue est la phase clé de l’enquête : les premières déclarations figurent au dossier d’instruction et pèsent lourdement sur la suite des poursuites. L’avocat veille au respect de la procédure, vérifie l’absence de vices de forme, vous conseille sur l’opportunité de répondre aux questions ou de faire valoir votre droit au silence, et consigne ses observations écrites au dossier.

    Notre conseil : Ne subissez pas l’urgence de la situation. Dès qu’un proche ou vous-même êtes confronté à une mesure coercitive, sollicitez immédiatement l’assistance de notre cabinet d’avocats spécialisé en droit pénal.

  • Droit des mineurs : un précis de référence porté par Philippe Bonfils

    Droit des mineurs : un précis de référence porté par Philippe Bonfils

    Le précis Droit des mineurs (4ᵉ édition, collection « Précis Dalloz », juillet 2026) s’impose comme une référence claire et actualisée pour qui veut comprendre le droit applicable aux mineurs.

    Un auteur reconnu, spécialiste de la matière

    L’ouvrage est signé Philippe Bonfils, agrégé de droit privé et de sciences criminelles, professeur à Aix-Marseille Université et doyen honoraire de la faculté de droit et de science politique. Co-écrit avec Adeline Gouttenoire, ce manuel bénéficie de l’expertise d’un auteur qui suit de près les évolutions législatives, jurisprudentielles et doctrinales en droit des mineurs.

    Un travail de synthèse rigoureux et pédagogique

    Depuis sa première édition en 2008, le droit des mineurs s’est affirmé comme une matière autonome, marquée par :

    • Une montée en puissance des droits de l’enfant (intérêt supérieur de l’enfant, prise en compte du discernement).
    • Des réformes majeures en filiation, autorité parentale, protection de l’enfance et justice pénale des mineurs (avec l’entrée en vigueur du Code de la justice pénale des mineurs en 2021).
    • Une influence croissante du droit européen et international (Convention internationale des droits de l’enfant, jurisprudence de la CEDH, de la CJUE, du Conseil constitutionnel).

    Face à ce foisonnement, le Précis de Bonfils et Gouttenoire offre :

    • Une étude actualisée des règles spécifiquement applicables aux mineurs, envisagées sous l’angle de l’exercice de leurs droits.
    • Une couverture transversale : droit civil (filiation, autorité parentale, incapacités, responsabilité), droit pénal (mineurs délinquants et mineurs victimes), procédures civile et pénale, et cadre international/européen.
    • Une pédagogie éprouvée, avec des développements historiques synthétiques et des mises en perspective utiles aussi bien aux étudiants qu’aux professionnels.

    Pourquoi ce précis fait autorité

    La 4ᵉ édition confirme la place centrale de cet ouvrage dans la littérature juridique française sur l’enfance :

    • Il reflète l’autonomisation progressive du droit des mineurs comme champ d’étude et de pratique.
    • Il intègre les dernières évolutions législatives et jurisprudentielles jusqu’en 2026.
    • Il combine rigueur scientifique (professeur agrégé, chercheur reconnu) et clarté pédagogique (collection Précis Dalloz destinée à l’enseignement et à la pratique).

    Pour tout juriste, travailleur social, éducateur ou étudiant souhaitant disposer d’une vision structurée et fiable du droit des mineurs, ce précis constitue un point d’entrée exigeant et accessible, porté par l’autorité académique de Philippe Bonfils.

  • Foire aux questions : Tout savoir sur la résidence alternée

    Foire aux questions : Tout savoir sur la résidence alternée

    Lors d’une séparation ou d’un divorce, l’organisation de la vie quotidienne des enfants figure au cœur des préoccupations parentales.

    La résidence alternée — communément appelée « garde alternée » — constitue une modalité d’hébergement fréquemment retenue.

    Notre cabinet répond aux questions les plus courantes pour vous aider à comprendre son fonctionnement et ses exigences légales.

    1. Qu’est-ce que la résidence alternée ?

    La résidence alternée est un mode d’organisation dans lequel l’enfant réside en alternance chez chacun de ses parents (art. 373-2-9 du Code civil).

    Cette alternance peut s’effectuer sur un rythme hebdomadaire (une semaine sur deux), ou selon toute autre périodicité adaptée à l’âge et au rythme de l’enfant (par exemple 2 jours / 2 jours / 3 jours pour les plus jeunes).

    2. Quels sont les critères pris en compte par le juge pour l’accorder ?

    Le juge aux affaires familiales (JAF) fixe la résidence alternée en fonction de l’intérêt supérieur de l’enfant. Il s’appuie notamment sur les critères suivants :

    • La proximité géographique des domiciles parentaux (afin de maintenir une scolarité stable et le cadre de vie habituel) ;
    • La capacité de communication entre les parents concernant les décisions relatives à l’enfant ;
    • L’âge de l’enfant et son rythme de vie ;
    • La disponibilité et l’aptitude de chaque parent à assumer la prise en charge quotidienne ;
    • L’avis de l’enfant, s’il est capable de discernement (art. 388-1 du Code civil).

    3. La résidence alternée nécessite-t-elle l’accord des deux parents ?

    Lorsque les parents sont d’accord pour mettre en place une résidence alternée, le juge homologue l’accord trouvé par les parties, sous la seule réserve qu’elle respecte l’intérêt supérieur de l’enfant.

    En cas de désaccord entre les parents, la résidence alternée peut tout de même être sollicitée et obtenue devant le juge, si le juge considère que c’est dans l’intérêt des enfants.

    4. La résidence alternée supprime-t-elle le versement d’une pension alimentaire ?

    Pas automatiquement. La résidence alternée n’exclut pas le versement d’une pension alimentaire.

    Si une disparité importante existe entre les revenus des deux parents, ou si l’un d’eux prend en charge une part disproportionnée des frais d’entretien et d’éducation de l’enfant (frais de scolarité, activités, habillement), une pension alimentaire peut être mise à la charge de l’autre parent.

    5. Comment sont partagées les parts fiscales et les allocations familiales ?

    • Part fiscale : Le quotient familial attaché à l’enfant mineur est en principe partagé de droit entre les deux parents. Chaque parent bénéficie d’une demi-part (ou d’un quart de part supplémentaire selon sa situation).
    • Allocations familiales (CAF) : Les parents peuvent choisir de partager la charge des allocations familiales ou désigner un allocataire unique. À défaut d’accord, la CAF applique le partage par moitié.

    6. À partir de quel âge la résidence alternée est-elle envisageable ?

    La loi n’impose aucun âge minimal. Toutefois, la jurisprudence et les pédopsychiatres s’accordent généralement à déconseiller l’alternance stricte pour les très jeunes enfants (avant 5 ou 6 ans), afin de ne pas perturber la construction de leurs repères affectifs. Pour les tout-petits, un droit de visite et d’hébergement progressif est souvent privilégié.

    7. Que faire si la résidence alternée ne fonctionne plus ?

    Les modalités de résidence fixées par le juge ne sont jamais définitives. En cas d’élément nouveau (déménagement, changement de situation professionnelle, dégradation de la communication entre les parents, mal-être de l’enfant), vous pouvez saisir à nouveau le juge aux affaires familiales par l’intermédiaire de votre avocat pour solliciter une modification du mode de garde.

    Un accompagnement sur mesure pour vos procédures familiales

    Chaque situation familiale présente des spécificités propres. Notre cabinet vous assiste pour négocier un accord pérenne ou pour défendre vos droits et l’intérêt de vos enfants devant le juge aux affaires familiales. Prenez contact avec les avocats à Salon du cabinet GUERIN-BONFILS AVOCATS au 09 83 73 57 75, sur Salon-de-Provence ou Aix-en-Provence.

  • Code de la justice pénale des mineurs 2027 : un outil de référence porté par l’expertise de Philippe Bonfils

    Code de la justice pénale des mineurs 2027 : un outil de référence porté par l’expertise de Philippe Bonfils

    Paru en août 2026 dans la collection Codes Dalloz, le Code de la justice pénale des mineurs 2027 (6ᵉ édition, annotée et commentée) s’impose comme un ouvrage de référence pour tous les acteurs de la justice des mineurs : magistrats, avocats, éducateurs, enseignants-chercheurs et étudiants.

    Un texte à jour, complet et pensé pour la pratique

    Cette édition réunit l’ensemble des dispositions applicables depuis le 30 septembre 2021, date d’entrée en vigueur du nouveau Code de la justice pénale des mineurs qui a remplacé l’ordonnance du 2 février 1945. Elle intègre :

    • Le texte intégral du Code de la justice pénale des mineurs (parties législative et réglementaire).
    • Des extraits du Code pénal et d’autres codes utiles pour la matière.
    • Des annexes : décrets d’application, textes complémentaires, et parfois des tableaux ou schémas de procédure.

    L’ouvrage est notamment à jour du décret d’application de la loi visant à renforcer l’autorité de la justice à l’égard des mineurs délinquants et de leurs parents, ainsi que des décisions jurisprudentielles récentes interprétant les nouvelles dispositions du CJPM.

    Philippe Bonfils : une expertise reconnue au service des commentaires

    La valeur ajoutée de cette édition tient largement à la qualité de ses annotations et commentaires, confiés à Philippe Bonfils, professeur à Aix-Marseille Université et avocat (Salon et Aix-en-Provence), spécialiste reconnu du droit pénal des mineurs.

    Sous sa plume (avec la co-autrice Juliette Lazerus), chaque article ou groupe d’articles fait l’objet :

    • D’explications claires sur la portée et l’articulation des dispositions.
    • De renvois jurisprudentiels et doctrinaux actualisés, permettant de saisir les enjeux concrets de la mise en œuvre du code.
    • D’une mise en perspective pratique, utile aussi bien pour la préparation d’un dossier, d’un mémoire, que pour l’exercice quotidien au tribunal ou en structure éducative.

    La coordination éditoriale, assurée par Juliette Lazerus (rédactrice chez Lefebvre-Dalloz) et Céline Vivien (éditrice aux Codes Dalloz), garantit par ailleurs une présentation rigoureuse et ergonomique, typique de la collection Codes Dalloz.

    Pourquoi choisir cette édition 2027 ?

    • Fiabilité : texte officiel, régulièrement mis à jour et annoté par un auteur de référence.
    • Praticité : un seul volume pour avoir sous la main l’essentiel du droit pénal des mineurs en vigueur.
    • Pédagogie : des commentaires accessibles, qui éclairent la logique du CJPM et ses implications concrètes.

    Pour quiconque travaille, étudie ou enseigne la justice pénale des mineurs, cette 6ᵉ édition signée Philippe Bonfils constitue un outil de travail indispensable, alliant précision juridique, actualisation législative et jurisprudentielle, et vraie valeur ajoutée pédagogique.

  • Clause de non-concurrence : comment concilier protection de l’entreprise et liberté du salarié ?

    Clause de non-concurrence : comment concilier protection de l’entreprise et liberté du salarié ?

    Insérée dans un contrat de travail, la clause de non-concurrence vise à empêcher un salarié de travailler pour un concurrent ou de lancer une activité rivale après son départ.

    Si elle constitue un bouclier indispensable pour préserver le savoir-faire et la clientèle d’une entreprise, elle ne peut pas s’appliquer de manière abusive. Le droit français encadre strictement cette pratique pour protéger la liberté d’travailler.

    Les 4 conditions de validité indispensables

    Pour être légalement applicable, une clause de non-concurrence doit respecter quatre conditions cumulatives fixées par la jurisprudence de la Cour de cassation. Si une seule de ces conditions manque, la clause est frappée de nullité.

    1. Être indispensable à la protection des intérêts légitimes de l’entreprise

    Il ne s’agit pas d’interdire par principe à un salarié de retrouver du travail, mais d’éviter un risque réel de désorganisation ou de fuite de savoir-faire stratégique.

    2. Être limitée dans le temps et dans l’espace

    • Temps : La durée est généralement comprise entre 12 et 24 mois.
    • Espace : Le périmètre géographique doit être proportionné (un département, une région, voire un pays selon le secteur, mais rarement le monde entier).

    3. Tenir compte des spécificités de l’emploi du salarié

    La clause doit laisser au salarié la possibilité d’exercer une activité conforme à sa formation et à son expérience professionnelle.

    4. Prévoir une contrepartie financière (l’obligation clé)

    C’est le point de friction le plus fréquent. La clause doit obligatoirement prévoir une indemnité compensatrice versée par l’employeur après la rupture du contrat.

    Point d’attention : Cette indemnité prend la forme d’une rente mensuelle (souvent entre 30 % et 50 % du salaire brut mensuel) versée pendant toute la durée de l’interdiction. Une clause sans contrepartie financière est automatiquement nulle.

    Quand et comment s’active-t-elle ?

    La clause prend effet au moment de la rupture effective du contrat de travail (fin du préavis, exécuté ou non). Le motif du départ importe peu : démission, licenciement (même pour faute grave), rupture conventionnelle ou fin de CDD.

    L’employeur peut-il y renoncer ?

    Oui, l’employeur peut décider de libérer le salarié de son obligation de non-concurrence — ce qui l’exonère également du versement de la contrepartie financière. Cependant, cette renonciation doit :

    • Être prévue par le contrat de travail ou la convention collective.
    • Être notifiée au salarié par écrit dans les délais impartis (généralement dans les jours qui suivent la notification de la rupture).

    Que se passe-t-il en cas de non-respect ?

    Pour le salarié

    Si le salarié viole la clause, il s’expose à :

    • La perte immédiate de la contrepartie financière.
    • L’obligation de rembourser les sommes déjà perçues.
    • Le versement de dommages-intérêts à l’employeur en réparation du préjudice subi.
    • Une ordonnance en référé lui ordonnant de cesser l’activité concurrente sous astreinte.

    Pour le nouvel employeur

    Le nouvel employeur qui embauche un salarié en sachant qu’il est lié par une clause de non-concurrence valide peut être poursuivi pour concurrence déloyale et condamné solidairement au versement de dommages-intérêts.

    En résumé

    La clause de non-concurrence est un outil de protection efficace, mais exigeant.

    Côté employeur, elle doit être rédigée sur-mesure sous peine de nullité.

    Côté salarié, elle impose une vigilance particulière lors de la négociation de son départ ou de sa réorientation professionnelle.

    Vous avez un questionnement autour d’une clause de non-concurrence ? Contactez les avocats présents à Salon-de-Provence et Aix-en-Provence du cabinet GUERIN-BONFILS AVOCAT au 09 83 73 57 75 ou par mail secretariat@guerin-bonfils.fr

  • Démission, licenciement, rupture conventionnelle : quel mode de rupture du contrat de travail ?

    Démission, licenciement, rupture conventionnelle : quel mode de rupture du contrat de travail ?

    La fin d’un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) constitue un moment charnière, tant pour le salarié que pour l’employeur.

    Qu’elle soit choisie, négociée ou subie, la rupture du contrat obéit à des règles juridiques strictes.

    Panorama rapide des trois principaux modes de rupture du CDI, de leurs conditions de mise en œuvre et de leurs conséquences financières.

    1. La démission : l’initiative unilatérale du salarié

    La démission permet au salarié de rompre son contrat de travail de sa propre initiative.

    • Les conditions : la volonté de démissionner doit être claire, franche et non équivoque. Elle ne se présume pas. Bien qu’aucun écrit ne soit légalement exigé (sauf disposition contraire de la convention collective), il est fortement recommandé d’adresser une lettre recommandée avec accusé de réception pour fixer la date de départ.
    • Le préavis : le salarié doit exécuter un préavis dont la durée est fixée par le contrat, la convention collective ou les usages. L’employeur peut toutefois dispenser le salarié de l’exécuter.
    • Les conséquences financières : la démission ne donne pas droit aux allocations chômage (ARE), sauf exceptions limitativement énumérées par la loi (démission légitime pour déménagement suite à un mariage, mutation du conjoint, etc.). Le salarié perçoit uniquement son indemnité compensatrice de congés payés.

    2. Le licenciement : l’initiative de l’employeur

    Le licenciement est la décision par laquelle l’employeur met fin au contrat. Il doit obligatoirement reposer sur une cause réelle et sérieuse sous peine d’être qualifié d’injustifié ou d’abusif par le Conseil de prud’hommes.

    On distingue deux grandes familles de licenciement :

    A. Le licenciement pour motif personnel

    Il repose sur la personne du salarié et peut être :

    • Non disciplinaire : inaptitude médicale, insuffisance professionnelle.
    • Disciplinaire : faute simple, faute grave (privative du préavis et de l’indemnité de licenciement) ou faute lourde (intention de nuire à l’entreprise).

    B. Le licenciement pour motif économique

    Il découle de difficultés économiques, de mutations technologiques, d’une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité ou de la cessation d’activité de l’entreprise.

    • Les garanties : le salarié licencié bénéficie d’une procédure stricte (convocation à un entretien préalable, notification motivée) et a droit aux allocations chômage, à une indemnité légale ou conventionnelle de licenciement (hors faute grave/lourde) et au respect d’un préavis.

    3. La rupture conventionnelle : le consentement mutuel

    Introduite pour favoriser un accord amiable, la rupture conventionnelle permet à l’employeur et au salarié de convenir d’un commun accord des conditions de la fin de leur collaboration.

    La procédure :

    1. Au moins un entretien préalable pour négocier les termes de la rupture.
    2. La signature d’une convention de rupture.
    3. Un délai de rétractation obligatoire de 15 jours calendaires pour chaque partie.
    4. L’envoi du dossier à la DREETS pour homologation (qui dispose d’un délai de contrôle de 15 jours ouvrables).

    Les avantages :

    • Le salarié perçoit une indemnité spécifique de rupture conventionnelle (qui ne peut être inférieure à l’indemnité légale de licenciement) et conserve ses droits aux allocations chômage.
    • Aucun préavis légal n’est imposé : la date de fin de contrat est fixée librement par les parties dans la convention.
    • Pour l’employeur comme pour le salarié, le cadre sécurise la séparation et réduit le risque de contentieux ultérieur.

    L’accompagnement de notre cabinet

    Que vous soyez employeur désireux de sécuriser une procédure de départ ou salarié souhaitant négocier votre sortie ou contester un licenciement, notre cabinet d’avocats en droit du travail vous conseille et défend vos intérêts.

    Vous souhaitez faire le point sur votre situation professionnelle ou sécuriser une rupture de contrat ?

    Contactez-nous pour convenir d’un rendez-vous sur Salon-de-Provence avec l’un de nos avocats spécialisés. Prenez contact avec les avocats du cabinet GUÉRIN-BONFILS AVOCATS au 09 83 73 57 75 ou par email : secretariat@guerin-bonfils.fr

  • Prestation compensatoire : comment est-elle fixée lors d’un divorce ?

    Prestation compensatoire : comment est-elle fixée lors d’un divorce ?

    « Combien vais-je percevoir ? » ou « Combien vais-je devoir verser ? » : lors d’une procédure de divorce, cette interrogation figure parmi les plus légitimes. Contrairement à une idée reçue, la réponse ne relève d’aucun calcul automatique. La loi ne prévoit en effet aucun barème officiel.

    Le montant de la prestation compensatoire découle d’une analyse rigoureuse de la situation de chaque époux, encadrée par le Code civil et la jurisprudence de la Cour de cassation.

    L’essentiel en 5 points

    • Un objectif de compensation, pas d’égalisation : la prestation compensatoire vise à résorber la disparité que la rupture crée dans les conditions de vie respectives des époux. Elle ne constitue ni une sanction, ni un outil d’égalisation des fortunes, et ne vise pas à corriger les effets d’un régime de séparation de biens librement choisi.
    • Une appréciation sur la base de critères légaux précis : conformément à l’article 271 du Code civil, la prestation est fixée selon les besoins de l’époux créancier et les ressources de l’autre. Le juge prend notamment en compte :
      • la durée du mariage ;
      • l’âge et l’état de santé des époux ;
      • leur qualification et leur situation professionnelles ;
      • les choix de carrière effectués pour élever les enfants ou favoriser le parcours du conjoint ;
      • le patrimoine estimé ou prévisible (en capital et en revenus) après la liquidation du régime matrimonial ;
      • leurs droits existants et prévisibles ;
      • leur situation respective en matière de retraite et la baisse de droits liée aux choix familiaux.

    Exception d’équité : le juge peut refuser d’accorder une prestation compensatoire si l’équité le commande (art. 270 du Code civil), soit au regard des critères légaux, soit en raison de circonstances particulières de la rupture (par exemple si le divorce est prononcé aux torts exclusifs du demandeur).

    • Un calendrier d’évaluation strict : la situation financière et patrimoniale s’apprécie à la date à laquelle le divorce devient définitif, tout en intégrant les perspectives d’évolution prévisibles (notamment le passage à la retraite).
    • Capital, rente et méthodes de calcul : le versement en capital constitue la règle. Le paiement sous forme de rente — voire de rente viagère — reste exceptionnel. Pour chiffrer une offre ou une demande, les praticiens (avocats, notaires, magistrats) s’appuient sur diverses méthodes d’évaluation indicatives. Aucune n’a de valeur obligatoire et la Cour de cassation n’en consacre aucune.
    • Un impact fiscal déterminant : la forme retenue et l’échéancier de paiement entraînent d’importantes conséquences fiscales qu’il convient d’anticiper dès la phase de négociation.

    Pourquoi faire appel à notre cabinet ?

    Chaque situation familiale et patrimoniale présentant des spécificités uniques, l’évaluation d’une prestation compensatoire requiert une analyse sur mesure. Une négociation mal préparée ou une demande insuffisamment étayée peut entraîner un préjudice financier durable.

    Notre cabinet d’avocats en droit de la famille vous accompagne à chaque étape de votre procédure pour :

    • analyser votre situation financière et estimer au plus juste le montant de la prestation compensatoire ;
    • élaborer une stratégie personnalisée, que ce soit dans le cadre d’un divorce amiable (par consentement mutuel) ou judiciaire ;
    • optimiser la fiscalité liée au versement du capital ou de la rente ;
    • préserver vos intérêts et ceux de vos enfants avec rigueur et bienveillance.

    Vous envisagez un divorce ou souhaitez faire le point sur votre situation ?

    Ne restez pas seul face à ces questionnements lourds de conséquence. Contactez les avocats à Salon-de-Provence du cabinet GUÉRIN-BONFILS AVOCATS au 09 83 73 57 75 ou par E-mail : secretariat@guerin-bonfils.fr.

  • Pourquoi « Les grands arrêts de la procédure pénale » est un incontournable pour étudiants et praticiens

    Pourquoi « Les grands arrêts de la procédure pénale » est un incontournable pour étudiants et praticiens

    Si vous cherchez un seul ouvrage pour maîtriser la jurisprudence essentielle en procédure pénale, la 11ᵉ édition des Grands arrêts de la procédure pénale (Dalloz, collection « Grands Arrêts ») mérite une place centrale dans votre bibliothèque. Publié le 29 août 2024, ce volume allie rigueur scientifique, pédagogie et actualisation législative et jurisprudentielle.


    Un contenu d’une densité rare, pensé pour la compréhension

    L’ouvrage rassemble plus de 100 arrêts fondamentaux, principalement de la chambre criminelle de la Cour de cassation, complétés par des décisions phares de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et du Conseil constitutionnel.

    Chaque arrêt est :

    • sélectionné pour son importance (premier arrêt, arrêt de principe, revirement de jurisprudence) ;
    • commenté de manière claire, en reliant la décision à :
      • l’évolution jurisprudentielle ;
      • les réformes législatives récentes applicables au moment de l’édition.

    Le livre couvre des thèmes structurants : fonction judiciaire, action publique, organisation des procès, droits de la défense, voies de recours, etc.

    Résultat : vous n’avez pas seulement un recueil de décisions, mais une cartographie raisonnée de la jurisprudence, conçue pour faire sens.


    Une approche à la fois historique et contemporaine

    La 11ᵉ édition est présentée comme « refondue » : elle ne se contente pas d’ajouter des arrêts récents, elle reprend en profondeur la sélection et les commentaires pour tenir compte :

    • de la complexité croissante des textes de procédure pénale ;
    • de l’influence majeure de la CEDH sur la jurisprudence interne.

    Cette double perspective — historique (genèse des solutions) et contemporaine (état du droit en 2024) — rend l’ouvrage particulièrement utile pour :

    • comprendre pourquoi la jurisprudence a évolué ;
    • saisir où elle en est aujourd’hui, y compris sur des sujets sensibles (garde à vue, perquisitions, nullités, droits de la défense, etc.).

    Des auteurs qui font autorité en droit pénal et procédure pénale

    La force de cet ouvrage tient aussi à la légitimité scientifique de ses auteurs.

    Jean Pradel (1933–2021)

    • Agrégé des facultés de droit, professeur à l’Université de Poitiers jusqu’en 2003 ;
    • Ancien juge d’instruction ;
    • Auteur de manuels de référence (Droit pénal général, Procédure pénale, Droit pénal spécial) ayant connu de très nombreuses éditions ;
    • Figure majeure du droit pénal français, dont la notoriété dépassait largement les frontières nationales.

    Jean Pradel a posé les bases de la collection « Grands Arrêts » en procédure pénale et en droit pénal général, avec une exigence de clarté et de précision qui reste une marque de fabrique de l’ouvrage.

    André Varinard

    • Agrégé, professeur émérite à l’Université Lyon III ;
    • Ancien recteur ;
    • Coauteur de longue date avec Jean Pradel sur les Grands arrêts en droit pénal et procédure pénale.

    Sa contribution assure la continuité doctrinale et la cohérence de l’ensemble.

    Philippe Bonfils

    • Agrégé des facultés de droit ;
    • Avocat à Salon-de-Provence et Aix-en-Provence
    • Professeur à l’Université d’Aix-Marseille ;
    • Spécialiste reconnu de droit pénal et de procédure pénale, auteur de nombreux articles et ouvrages, notamment sur la justice pénale des mineurs.

    Il apporte une expertise de pointe sur les évolutions récentes, notamment en matière de justice des mineurs et de réformes pénales.

    Xavier Pin

    • Agrégé des facultés de droit ;
    • Professeur à l’Université Jean-Moulin (Lyon III) ;
    • Auteur et coauteur de nombreux travaux en droit pénal et procédure pénale.

    Sa participation garantit une mise à jour rigoureuse de la jurisprudence et une lecture actualisée des grands principes.

    Cette équipe, à la croisée de trois générations de pénalistes, combine :

    • l’autorité doctrinale de Pradel et Varinard ;
    • l’expertise contemporaine de Bonfils et Pin sur les réformes et la jurisprudence récente.

    Pour qui est fait cet ouvrage ?

    L’ouvrage s’adresse à un public large mais exigeant :

    • Étudiants en droit (licence, master), en écoles de magistrature, d’avocats, de police ;
    • Praticiens : magistrats, avocats, officiers de police judiciaire, juristes d’entreprise, consultants en conformité pénale.

    Il est particulièrement adapté pour :

    • réviser les grands principes de procédure pénale à travers des arrêts emblématiques ;
    • préparer des mémoires, des plaidoiries, des notes de synthèse ;
    • actualiser sa connaissance de la jurisprudence après une réforme ou un revirement important.

    En quoi se distingue-t-il des autres recueils d’arrêts ?

    Plusieurs éléments font la différence :

    • Sélection raisonnée : pas de simple accumulation, mais un choix pédagogique d’arrêts « structurants ».
    • Commentaires intégrés : chaque arrêt est accompagné d’une analyse qui replace la décision dans son contexte et son évolution.
    • Actualisation législative : les commentaires tiennent compte des réformes récentes applicables en 2024.
    • Dimension européenne et constitutionnelle : la place faite à la CEDH et au Conseil constitutionnel reflète la réalité contemporaine de la procédure pénale française.

     

  • Les grands arrêts du droit pénal général : une anthologie essentielle

    Les grands arrêts du droit pénal général : une anthologie essentielle

    Comprendre le droit pénal général suppose de maîtriser les textes, mais aussi de savoir comment les juridictions les interprètent et les appliquent. C’est précisément l’ambition de Les grands arrêts du droit pénal général, dont la 13ᵉ édition est publiée chez Dalloz sous la direction de Jean Pradel, André Varinard, Philippe Bonfils et Xavier Pin.

    L’ouvrage s’impose comme une véritable cartographie de la jurisprudence pénale : il met en évidence les décisions qui ont contribué à construire, préciser ou faire évoluer les grands principes du droit pénal général.

    Une anthologie essentielle de la jurisprudence pénale

    Le droit pénal ne se résume pas à la lecture du Code pénal. Le principe de légalité des délits et des peines n’empêche pas les juridictions de jouer un rôle essentiel dans l’interprétation des règles et dans la clarification de leur portée.

    Les décisions de la Cour de cassation, du Conseil constitutionnel, du Conseil d’État ou encore de la Cour européenne des droits de l’homme permettent ainsi de comprendre concrètement :

    • comment les infractions sont définies et interprétées ;
    • dans quelles conditions une personne peut être tenue pénalement responsable ;
    • comment sont appréciées la tentative, la complicité et la participation à l’infraction ;
    • quelles causes peuvent conduire à l’irresponsabilité pénale ;
    • comment s’appliquent les règles relatives au concours d’infractions et au cumul des peines.

    La force de l’ouvrage réside dans sa sélection : plutôt que de juxtaposer des décisions, il identifie les arrêts qui ont véritablement marqué la matière et les replace dans leur contexte juridique.

    Une méthode conçue pour apprendre

    Les grands arrêts du droit pénal général n’est pas un simple recueil de décisions. Sa valeur pédagogique tient à la méthode retenue par les auteurs : chaque arrêt est sélectionné pour son intérêt juridique, puis expliqué et commenté.

    Cette démarche permet au lecteur de passer progressivement :

    1. de la décision de justice ;
    2. à la règle ou au principe qu’elle met en évidence ;
    3. puis à sa portée dans l’ensemble du droit pénal général.

    La 13ᵉ édition s’organise autour de 56 questions et de 127 arrêts. Cette structure facilite la recherche et permet d’utiliser l’ouvrage aussi bien pour découvrir une notion que pour approfondir une question précise.

    Un étudiant peut ainsi partir d’un thème de cours — par exemple la tentative, la complicité ou l’état de nécessité — et accéder aux décisions les plus significatives qui ont contribué à en fixer le régime.

    Une édition attentive aux évolutions récentes

    La jurisprudence pénale évolue constamment. La 13ᵉ édition prend en compte plusieurs évolutions importantes du droit pénal général, notamment :

    • le concours de qualifications et le recul de la règle non bis in idem ;
    • le transfert de responsabilité pénale dans l’entreprise ;
    • les conséquences d’une fusion-absorption sur la responsabilité pénale ;
    • la délégation de pouvoirs ;
    • les limites de l’irresponsabilité pénale en cas de consommation de substances psychoactives ;
    • l’articulation entre liberté d’expression et irresponsabilité pénale ;
    • le cumul de peines avec d’autres sanctions présentant le caractère d’une punition.

    Ces thèmes montrent que l’ouvrage ne se limite pas aux grands arrêts historiques. Il s’intéresse également aux problématiques contemporaines auxquelles sont confrontés les juridictions, les entreprises et les professionnels du droit.

    Quatre auteurs, une expertise reconnue

    La qualité de l’ouvrage repose aussi sur l’expérience et la complémentarité de ses auteurs.

    Jean Pradel

    Jean Pradel est agrégé des facultés de droit, professeur émérite de l’Université de Poitiers et ancien juge d’instruction. Son parcours associe la réflexion universitaire et l’expérience concrète de la justice pénale.

    Cette double approche permet d’éclairer les décisions en tenant compte à la fois de leur construction doctrinale et de leurs conséquences pratiques.

    André Varinard

    Agrégé des facultés de droit, professeur émérite de l’Université Jean Moulin Lyon III et ancien recteur, André Varinard est une figure reconnue de l’enseignement et de la recherche en droit pénal.

    Son expertise contribue à replacer les arrêts dans les grands débats de la matière et à en dégager la portée générale.

    Philippe Bonfils

    Agrégé des facultés de droit, professeur à Aix-Marseille Université, doyen honoraire et avocat à Salon-de-Provence, Philippe Bonfils apporte une expérience particulièrement riche.

    Son parcours réunit l’enseignement, la recherche, la direction universitaire et la pratique professionnelle. Cette complémentarité renforce l’intérêt de l’ouvrage pour les étudiants comme pour les praticiens.

    Xavier Pin

    Agrégé des facultés de droit et professeur à l’Université Jean Moulin Lyon III, Xavier Pin participe à la transmission et à l’analyse contemporaine du droit pénal.

    Son expertise contribue à assurer la précision juridique des commentaires et leur articulation avec les évolutions récentes de la jurisprudence.

    Un ouvrage utile à plusieurs publics

    L’ouvrage peut être consulté à différents moments d’un parcours juridique.

    Pour les étudiants, il constitue un complément précieux au cours magistral. Il permet de comprendre que les notions étudiées ne sont pas seulement des définitions théoriques, mais qu’elles résultent aussi d’une construction jurisprudentielle.

    Pour les enseignants, il offre une sélection structurée de décisions susceptibles d’illustrer les notions fondamentales du programme.

    Pour les avocats, magistrats et professionnels du droit, il fournit un accès synthétique aux décisions importantes et à leur portée.

    Enfin, pour toute personne souhaitant approfondir le fonctionnement de la justice pénale, il offre une lecture concrète de la manière dont les principes généraux sont appliqués aux situations individuelles.

    Pourquoi le recommander ?

    La 13ᵉ édition présente plusieurs atouts majeurs :

    • une sélection exigeante des décisions les plus importantes ;
    • des commentaires permettant de comprendre la portée des arrêts ;
    • une organisation par grandes questions de droit pénal général ;
    • une prise en compte des évolutions jurisprudentielles récentes ;
    • l’expertise complémentaire de quatre universitaires et praticiens reconnus ;
    • un intérêt à la fois pédagogique, doctrinal et professionnel.

    Le principal mérite de l’ouvrage est de rendre la jurisprudence plus lisible. Il ne se contente pas de dire ce que les juges ont décidé : il aide à comprendre pourquoi ces décisions comptent et comment elles s’intègrent dans l’évolution du droit pénal.

    Une référence pour comprendre le droit pénal en mouvement

    Les grands arrêts du droit pénal général rappelle une réalité essentielle : le droit pénal est une matière vivante. Les textes en fixent le cadre, mais les décisions de justice en précisent régulièrement les contours.

    Par la qualité de sa sélection, la clarté de sa méthode et l’expertise de ses auteurs, cette 13ᵉ édition constitue un outil particulièrement solide pour étudier, enseigner ou approfondir le droit pénal général.

    Elle s’adresse à tous ceux qui souhaitent dépasser la simple mémorisation des règles pour comprendre la logique des décisions et l’évolution de la jurisprudence pénale.

  • « Criminologie » : un ouvrage incontournable

    « Criminologie » : un ouvrage incontournable

    Si vous cherchez un manuel de criminologie qui allie rigueur scientifique, clarté pédagogique et expertise reconnue, l’ouvrage Criminologie de Raymond Gassin, Sylvie Cimamonti et Philippe Bonfils (7ᵉ édition, Dalloz, coll. « Précis ») s’impose comme une valeur sûre.

    Voici pourquoi ce livre mérite une place centrale dans votre bibliothèque, que vous soyez étudiant, enseignant, professionnel du droit ou curieux des sciences criminelles.


    Une œuvre fondatrice, actualisée par des experts de premier plan

    Un héritage académique solide

    Initié par Raymond Gassin (1930–2016), ce Précis a vu le jour en 1988 et n’a cessé d’être réédité et enrichi depuis, signe de son statut de référence universitaire.

    Gassin, professeur émérite et pionnier de la criminologie en France, a posé les bases d’un manuel conçu pour :

    • synthétiser un siècle de recherches en criminologie ;
    • offrir une vision à la fois théorique et appliquée du phénomène criminel.

    Une relève assurée par des spécialistes reconnus

    Les éditions récentes, dont la 7ᵉ (2011), sont actualisées par :

    • Sylvie Cimamonti, enseignante-chercheuse spécialisée en droit pénal et sciences criminelles ;
    • Philippe Bonfils, agrégé des Facultés de droit, professeur à Aix-Marseille Université, doyen honoraire de la Faculté de droit et de science politique, et avocat au barreau de Marseille exerçant à Aix-en-Provence et Salon-de-Provence.

    Cette combinaison garantit :

    • une mise à jour doctrinale et législative fidèle aux évolutions du droit pénal et des politiques criminelles ;
    • une légitimité académique et professionnelle rarement égalée dans un manuel de ce niveau.

    Un contenu d’une richesse et d’une cohérence exceptionnelles

    Une synthèse exhaustive, structurée avec pédagogie

    Ce manuel se distingue par sa capacité à embrasser une matière vaste, multidisciplinaire et parfois éclatée (sociologie, psychologie, droit, politique criminelle, etc.) tout en la rendant lisible et cohérente.

    Il s’articule autour de deux grandes parties, reflétant la dualité fondamentale de la criminologie :

    1. La criminologie théorique : comprendre le crime

    • Macrocriminologie : analyse de la criminalité dans les sociétés occidentales, liens entre types de sociétés et formes de délinquance.
    • Microcriminologie : explication du comportement criminel, typologies des délinquants, articulation entre individu et contexte social.

    2. La criminologie appliquée : agir contre la délinquance

    • Politiques criminelles et prévention ;
    • Réaction sociale, système pénal et efficacité des mesures de lutte ;
    • Évaluation scientifique des moyens de répression et de prévention.

    Cette architecture permet au lecteur de passer logiquement de la compréhension à l’action, sans jamais perdre de vue l’exigence de rigueur scientifique.


    Un manuel pensé pour l’apprentissage et la réflexion critique

    Clarté et progressivité

    Malgré son volume (plus de 900 pages), l’ouvrage reste accessible grâce à :

    • un style direct et pédagogique ;
    • des transitions claires entre les chapitres ;
    • des synthèses régulières qui facilitent la mémorisation et la révision.

    Un outil pour former l’esprit critique

    Loin de se contenter d’exposer des théories, les auteurs :

    • confrontent les différentes écoles de pensée (étiologiques, sociologiques, psychologiques, etc.) ;
    • interrogent la valeur scientifique des dispositifs de prévention et de répression ;
    • invitent le lecteur à nuancer et à questionner les certitudes.

    C’est précisément cette démarche qui en fait un excellent support pour :

    • préparer des examens (licence, master, concours) ;
    • nourrir des mémoires ou des travaux de recherche ;
    • enrichir la réflexion professionnelle (magistrats, avocats, éducateurs, travailleurs sociaux, etc.).

    Pour qui est fait ce livre ?

    • Étudiants en droit (licence, master, doctorat) souhaitant acquérir une vision globale et structurée de la criminologie ;
    • Enseignants cherchant un manuel de référence pour construire leurs cours ;
    • Professionnels du secteur pénal et social (magistrats, avocats, éducateurs, psychologues, travailleurs sociaux) désireux de comprendre les ressorts du crime et les limites des politiques publiques ;
    • Curieux exigeants intéressés par les sciences criminelles et la politique criminelle.